ENTETE

ENTETE
Ce que je vis, ce que j'entendis, ce que je compris et ce que je fis dans la société m'entourant, et en particulier à la cour de Gayland.
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# Posté le vendredi 10 août 2007 06:49
Modifié le vendredi 21 mars 2008 11:48

QUATRIEME DE COUVERTURE

QUATRIEME DE COUVERTURE
Ces mémoires ne plairont ny à la Famille royale, ny à la Cour, car j'y ay jugé les défauts de chacun avecque sévérité, leurs qualités sans générosité, et leurs actes avecque froideur. Les républicains les trouveront ridicules, les hétéros choquantes et les autres inutiles. Alors à quy vont-elles plaire ? Peut-estre qu'à moy, et c'est tant mieux ainsi puisque c'est pour moy seul que je les ay écrites.

Les articles mis en ligne icy ne sont qu'un florilège de Mémoires commencées en novembre 2003 et jamais poursuivies. J'y ajouterai plein de photos anciennes qui étaient auparavant sur le blog images de Gayland.

<< S.E. la duchesse de Battant, portrait couronné et mantelé pour le faire-part de nez-ssance de son nouveau-nez (mars 2004)
# Posté le vendredi 10 août 2007 09:25
Modifié le vendredi 21 mars 2008 11:49

PREAMBULE ET SOMMAIRE

PREAMBULE ET SOMMAIRE
ai raconté ce que j'ai vu et ce que j'ai entendu. J'ai recherché les dates avec minutie, afin qu'elles soient les plus exactes possibles. Si elles comportent des erreurs, je m'en excuse auprès des lecteurs.
J'ai raconté ce que j'ai compris des événements que j'ai vécus. Si j'ai prêté des sentiments à des personnes qui ne les eurent point, je m'en excuse auprès d'eux.
Enfin j'ai raconté mes actions telles qu'elles furent et non pas telles qu'elles auraient dû être, ou que j'aurais aimé qu'elles furent.
Toutes « Mémoires » comportent cependant une part de subjectivité inconsciente puisqu'elles sont la vision des événements du point de vue d'une seule personne. Je me suis efforcé d'épurer mon récit de cette subjectivité. Toutefois si cette épuration n'est pas exhaustive, ou si ma mémoire m'a fait des caprices, sachez m'en être indulgent.

SOMMAIRE

Page (utiliser le navigateur en bas de page)_________________sujet

1 : Chapitre I : Duchesse
2 : Le 1er règne de Sailor Moon Ière
3 : Sous le règne de Dave Ière
5 : 2nd règne de Sailor Moon Ière
6 : Carnaval de mars 2000
8 : La Dauphine : avril 2000
8 : Mariage La Bouloie/Canot-battant, mai 2000
12 : Pique Nique au Grand-Dé, mai 2000
14 : Gay Pride, juin 2000
15 : Nouvel an 2001
16 : Abdication, régence, constitution
17 : Gay Pride 2002
20 : Couronnement de Saylor Ier, juin 2005
28 : Anoblis et Gay Pride de 2005
31 : Joyaux de la Couronne et de la Maison de Battant
36 : Grand Maistre des cérémonies et Chancelier
36 : la Grande Mademoiselle
37, 41 : mules en lucite
37 : Cher & Jack
37 : mes sabots, les sabots d'Isa
39 : affaires de c½ur
40 : le Roy à Paris, décembre 2007
42 : Histoire d'une septorhinoplastie
44 : jubilé de corail de Gayland
46 : le Président Claude Girard
49 : visite guidée de la sainte-chapelle et de la conciergerie
50 : visites à Chabeuil et Lachapelle-Sant-Pierre
53 : Gay Pride, juin 2008
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# Posté le vendredi 10 août 2007 09:38
Modifié le samedi 02 août 2008 06:35

CHAPITRE I : DUCHESSE (novembre 2003)

CHAPITRE I : DUCHESSE (novembre 2003)
uchesse. Quel beau mot. Cela roule sous la langue avec la même volupté que cela coule dans l'oreille.
Dans la hiérarchie nobiliaire, si le titre de seigneur correspond à la première marche d'un escalier, il en faut 3 pour être baron, 6 pour vicomte, 9 pour comte et 12 pour marquis. Mais il en faut 36 pour être duc ou duchesse ! (2) Il y a donc tout un monde qui sépare les ducs et les autres titrés. A Versailles et sous la Restauration, on appelait femme titrée les duchesses seulement. A croire que les autres titres n'avaient aucune valeur !
Les duchesses avaient ce qu'on appelait le « droit de tabouret » c'est-à-dire l'insigne privilège de s'asseoir en présence du Roi ou de la Reine, mais sur un tabouret seulement, les autres restant debout, titrés ou non ! « Recevoir le dais et le cadenas » était l'expression utilisée pour signifier que le Roi vous faisait duchesse. Le dais est une sorte de baldaquin que l'on met au-dessus d'un siège, déjà un petit trône en soi ! et le cadenas un coffret clos par un verrou où l'on enfermait les couverts d'une personne : en somme être duchesse était déjà un rang suffisamment important pour que l'on puisse vouloir vous empoisonner, d'où la nécessité de mettre votre couteau et votre fourchette sous clef !

Je suis duchesse. Ceux qui savent que je suis de sexe masculin trouverons ce paradoxe de genre surprenant. C'est que le genre des titres du Royaume de Gayland Franche-Comté n'existe pas. Je suis à la fois duc et duchesse de Battant. Je reçus ce titre en avril 1999 par Sa Majesté la Reine Dave Ière. Je l'aurais pu depuis masculiniser, mais je ne l'ai jamais voulu, duchesse est un si beau mot ! Lorsqu'en août 1999, Sa Majesté la Reine Sailor Moon Ière voulut le rehausser au rang de princesse, je refusait tout net, voulant que mes interlocuteurs continuent à clamer ce mot si doux à mon oreille, et j'ai toujours regretté d'obtenir l'appellation d'« Excellence », car elle a partiellement effacé celle de « Duchesse ».


(2) Abrégé méthodique de la science des armoiries, Maigne, édition Pardès, collection sinople, 1991.
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# Posté le vendredi 10 août 2007 09:40
Modifié le samedi 11 août 2007 07:55

CHAPITRE I : DUCHESSE (2)

CHAPITRE I : DUCHESSE (2)
<< J'avais 5 ans en 1978 et déjà sans aucune pudeur...

Mais je ne me suis pas présenté. Je suis né le 24e d'octobre 1973 à 20h45 à Besançon, bannière de Canot, en Franche-Comté, et ai été baptisé sous les noms de Damien Luc Dominique Girard le dimanche 3e de mars 1974 en l'église de Pin, recevant le frère de mon père Luc Girard comme parrain et la s½ur de ma mère Dominique Ollivier comme marraine. Comme tous ceux qui portent le nom de Girard ou Guillaume, je descends de Charles Martel, par sa fille Chiltrude. Avoir du sang royal coulant dans ses veines n'a rien d'exceptionnel, puisqu'on estime que c'est le cas de 10 % de la population française. Ce qui est exceptionnel, c'est de le savoir ! On retire toujours une petite fierté d'être le cousin de Charlemagne, mais rien de plus ! Je fut fait vicomtesse de Battant le 24e de mars 1999 et rehaussé duchesse et paire le 3e d'avril suivant. Voici ma titulature complète au moment où je vous écrit :

duchesse de Battant et première paire de Gayland, princesse de Moncley, comtesse de Saint-Canat, baronne de Marulaz, Surintendante de la Maison de la Reine, Grand Maistre des Cérémonies, Officier de l'étiquette, Secrétaire d'Estat aux Affaires Etrangères et à la diplomatie, Premier Maistre des Requêtes de l'Hostel de la Reine, Ambassadeur à Paris, Garde des Sceaux, première duchesse en date à Gayland, officier de l'ordre de la Lune d'argent et du Grand Ordre de l'ALP, marraine de S.A.R. la Dauphine en Gayland.

Un peu long vous me direz. J'en suis conscient ! On dit communément qu'il faut connaistre qui l'on est et d'où l'on vient pour savoir où l'on va. L'an 640, année où naquit Pépin II de Herstal dit le Gros, père de Charles Martel, est l'origine la plus lointaine que je me connaisse ; il me semble que c'est amplement suffisant ! Quant à mon état civil, je crois qu'il est plus que clair. Pour où je vais, je m'en remets à la Sainte Providence. Mais ma curiosité va plus loin. Depuis que je réside à Paris, patrie des déracinés par excellence, je ressens plus que jamais le besoin d'affirmer mes origines francs-comtoises. Certains se sentent français dans l'âme et d'autres déjà européens. La comté de Bourgogne a fait partie de l'empire romain (province de Séquanie), de la Lotharingie, du royaume des Burgondes puis de Bourgogne, des Etats bourguignons, du Saint Empire Germanique, de l'Espagne des Habsbourgs (merci Charles Quint et ses descendants), du royaume de France (merci Louis XIV) et enfin de la République Française (avec répulsion : on nous surnommait « la petite Vendée »). Nous avons même failli être rachetés par la Suisse (zut, raté !). (6) Avec toutes ces nations auxquelles nous avons appartenu, je ne me sens pas plus français que cela, mais franc-comtois pour sûr, et à une plus grande échelle européen (on le serait à moins). Après tout Charlemagne n'est-il pas le grand-père de l'Europe ?

(6) Si la comté m'était contée, Jean-Louis Clade, édition Cabédita, collection Archives vivantes, 2001.
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# Posté le vendredi 10 août 2007 09:52
Modifié le samedi 11 août 2007 08:00